Groupe de recherche - Performativité et effets de présence
Équipe de recherche dirigée par Josette Féral et Louise Poissant

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[ 2011 - 2012]

Journée d'étude :

EFFETS DE PRÉSENCE DU SON : performance, radio art et installation

 

Vendredi le 25 mai 2012
9 h à 17 h 30


HEXAGRAM-UQAM
Pavillon des sciences biologiques
Salle SB-4105
141, avenue Président-Kennedy
4e étage
Montréal (Québec)
H2X 1Y4
Métro Place-des-Arts, vers la sortie UQAM

Comité organisateur :

Lorella Abenavoli

Marie-Christine Lesage

Louise Poissant

 

 

Introduction à la journée d’étude

 

Le groupe de recherche Performativité et effets de présence, sous la co-direction de Josette Féral et Louise Poissant, mène une réflexion depuis plusieurs années sur les mutations des pratiques performatives engendrées par leur rencontre avec les pratiques médiatiques. Le 25 mai prochain, nous organiserons une journée d'étude consacrée aux effets de présence du medium son.

 

Les pratiques sonores occupent une place croissante dans les arts performatifs: théâtre, danse, performance, et toutes les pratiques hybrides se situant aux frontières de ces disciplines historiques. On fait d'entrée de jeu une différence entre les pratiques sonores et la musique, en excluant cette dernière. Le déploiement des techniques de l'audio et, avec elles, l'émergence du medium son comme entité plastique autonome, invitent notre groupe à se concentrer sur ce medium, le temps d'une journée, pour mettre en exergue sa faculté à produire des "effets de présence".

 

On pourrait dire avec Bernard Stiegler que la matière sonore, tout comme le  cinéma, est un objet temporel qui "coïncide avec le flux de la conscience". Cette caractéristique a pour effet de créer un continuum entre l'espace de la performance et celui du public, pour lequel le medium son reste souvent transparent. L'un des objectifs de cette journée d'étude, grâce à l'exposé d'artistes, de professionnels, chercheurs, professeurs, spécialistes, est de mettre à découvert certains processus, procédés et procédures de travail du medium son afin de saisir sa faculté à induire une forme de présence poétique, esthétique, sensorielle sur les créations.

                                                                                                                                                                                                                               L. Abenavoli

 

 

HORAIRE  (télécharger ici - 67Ko)

 

9 h          Mot de bienvenue de Louise Poissant

9 h 15     Présentation de la journée par Lorella Abenavoli et Marie-Christine Lesage

9 h 30     Jean-Paul Quiennec

10 h 15  Marie Brassard

11 h        Pause

11h 15   Alexander Mc Sween

12 h        Éric Létourneau

 

12 h 45   Pause déjeuner

 

14 h         Émile Morin

14 h 45    Nancy Tobin

15 h 30    Pause

15 h 45    Florian Grond

16 h 30    Magali Babin

17 h 15    Synthèse de la journée avec Josette Féral

17 h 30    Clôture

 

PARTICIPANTS ( liste à télécharger ici )

 

 

 

 

JEAN-PAUL QUEINNEC

 

LA PRÉSENCE DU SON AU THÉÂTRE : DEPUIS L’OBJET À ÉCOUTER AU LIEU À HABITER

 

BIO
Jean-Paul Quéinnec est professeur de théâtre à l’Université du Québec à
Chicoutimi. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada « Dramaturgie
sonore au théâtre », sa recherche met en relation écriture sonore et
écriture scénique pour tendre vers la création d'une nouvelle dramaturgie
sonore au théâtre qui appelle à l’ouverture interartistique (arts
médiatiques et performance). Il est membre du Centre de Recherche sur
l'Intermédialité (CRI), du Centre d'Études sur les Lettres, les Arts et les
Traditions (CELAT) et de la Société Québécoise des Études Théâtrales (SQET).
Ses pièces, produites en France et au Québec, sont publiées aux Éditions
Quartett (France).

 

RÉSUMÉ

À la fin du XIXème siècle, si l’évolution de la technologie sonore attribue une qualité
inédite des présences sur scène, la place du son reste subordonnée à la tension
dramatique. Fonction d’ambiance et d’illustration qui plus tard se prolonge, malgré les
solutions techniques plus malléables et une approche plus organique du plateau qui en
font un élément crucial. À la fin des années soixante, le territoire théâtral, rendu
fragmenté et poreux aux autres disciplines, défait le lien entre écouter et voir. Ainsi,
après ce rappel historique, nous tenterons de montrer qu’au-delà de sa sonorité, c’est
davantage sa densité qui rend le son présent. Travail sur la résonance où le son
comme objet à écouter devient un site à habiter, faisant de la création théâtrale un
lieu ouvert à l’événement.

 

 

MARIE BRASSARD


 

BIO

Pendant plusieurs années, sa carrière a été étroitement liée à celle de Robert Lepage.
Sous sa direction, avec d’autres artistes, elle a participé à la création de plusieurs
pièces de théâtre et films.

Elle créait en 2001 son premier spectacle solo, Jimmy créature de rêve, dans le cadre
du Festival de théâtre des Amériques. Il y eut par la suite trois autres créations, La
Noirceur
, Peepshow et l’Invisible, dans lesquelles elle poursuivait ses expériences
technologiques, explorant les manières possibles d’utiliser le son au théâtre.
Entrelaçant les voix et les musiques, traversant les niveaux de réalité, elle nous mène
dans un monde où les frontières entre privé et public s’estompent et la relation entre
les êtres humains et la technologie devient intime. Son travail particulier, qui a fait
d’elle une voix singulière dans le paysage théâtral contemporain, est présenté en
anglais et en français et a été accueilli chaleureusement dans plusieurs villes
d’Amérique, d’Europe et d’Australie.
Elle est directrice artistique de la compagnie de production Infrarouge.
(Extrait du site http://infrarouge.org)

 

RÉSUMÉ
Marie Brassard a développé, dans ses solos, une approche singulière de la voix
modifiée par les technologies sonores, démultipliant les effets de présence fictionnels.
Sa collaboration avec des compositeurs sonores l’a aussi amené à créer des paysages
sonores aux couleurs riches et insolites, qui propulsent le spectateur dans des mondes
parallèles engendrés par le son. Elle parlera ici du processus de création sonore dans
ses principaux solos.

 

 

ALEXANDER MACSWEEN : L'EFFET DE SUBSTANCE

 


 
BIO
Le musicien et compositeur Alexander MacSween a débuté sa carrière en tant que
batteur rock, jouant notament avec Bionic, The Nils et Pest 5000. Alexander navigue
aussi les milieux de la musique improvisée et de l’électronique. Entre autres il a joué
avec Frank Gratkowski, Sam Shalabi et Martin Tétreault. En tant que compositeur
Alexander a participé à de nombreux projets de danse, théâtre et cinéma. Il a travaillé
avec Marie Brassard, François Girard, Brigitte Haentjens, Robert Lepage, Wajdi
Mouawad et José Navas. Il a créé aussi des performances solo ainsi que d’installations
sonores. Son nouveau projet solo, Macheen, verra le jour à la prochaine édition du
festival MUTEK. De plus Alexander est enseignant, donnant des formations sur le
traitement du son en direct pour le spectacle dans plusieurs institutions en Europe et
en Amérique du Nord.

 

RÉSUMÉ
Dans le travail de Alexander MacSween, que ce soit une pièce enregistrée, une
composition pour la danse ou une installation, on peut remarquer un travail de
spatialisation ; une intention de définir l’espace soit par le placement d’éléments
sonores ou par la création d’atmosphères dans lesquelles le son prend une présence
physique. Alexander développera son approche durant cette journée d'étude.

 

 

ERIC LETOURNEAU

OMNIPOTENCE ET IMPERSONNALITÉ RADIOPHONIQUE : LA PRÉSENCE FABRIQUÉE

 



BIO
André Éric Létourneau est chercheur, manoeuvrier, auteur et réalisateur
radiophonique. Il poursuit des projets qui s'inscrivent à la frontière des arts, de la
sociologie, de l'anthropologie, de la communication, des arts électroniques et de la
littérature. Depuis les années 1990, son travail est activé dans des festivals et des
événements internationaux en Amérique, en Europe, en Asie, plus récemment à la
Biennale d'Afrique de l'est au Burundi. Il a dirigé des formations sur les pratiques
interdisciplinaires et a oeuvré comme opérateur culturel auprès de plusieurs
organismes ou médias comme Radio-Canada, CKUT, la Biennale de Paris, Dare-Dare
et le Conseil des Arts de Montréal. Il écrit des fictions radiophoniques et des textes sur
l'interdisciplinarité, la création radiophonique et les sciences sociales pour de
nombreux medias dont nationaux et internationaux. Il est professeur en médiatisation
radiophonique à l'École des médias, UQAM.

 

RÉSUMÉ
La réalisation d’une émission radiophonique consiste à créer un espace de jeu, un
territoire où se mettent en scène des présences qui se manifestent par la voix et le
paysage sonore. Qu’elles opèrent dans les styles du documentaire, de l’information, du
divertissement, du commentaire sociopolitique, du Hörspiel ou de la création
radiophonique, ces réalisations proposent des représentations de personnages et de
personas spécifiquement fabriqués pour la radiodiffusion.

 

 

ÉMILE MORIN
L'ESPACE AMPLIFIÉ : STRATÉGIES SONORES POUR UN ART DU PLONGEON

 

BIO
Émile Morin est artiste et commissaire indépendant.
Il est membre fondateur de Recto-Verso, groupe de création multidisciplinaire, et en
fut codirecteur et directeur artistique de 1984 à 2011. Il a créé le Mois Multi, un
festival annuel dédié à l’art multidisciplinaire et électronique. Il fut directeur
artistique et codirecteur artistique d’Avatar, entre 2001 et 2007, centre d’artistes
dédié à l’art audio et électronique. Il a collaboré avec de nombreux artistes, dont John
Oswald, Jocelyn Robert. La pratique artistique d’Émile Morin juxtapose plusieurs
disciplines pour élaborer des installations, des espaces scénographiques, des oeuvres
immersives et des constructions « dramatiques ». Depuis plusieurs années, il fait un
usage intensif, mais critique, des nouveaux outils technologiques.

 

RÉSUMÉ
Prenant exemple sur des oeuvres présentées au Mois Multi et sur des créations de
Recto Verso, nous poserons un regard sur des créations ayant en commun de solliciter
fortement notre système sensoriel et perceptif, plus spécifiquement par les sons, et
ce parfois, jusqu'à le déstabiliser de manière à amplifier l'écoute ou l'expérience de
l'écoute. Des créations, où la distance possible entre le visiteur et l'oeuvre est diminuée
par des dispositifs techniques, des stratégies sonores, qui sont à la fois les mécanismes
qui activent l'oeuvre et ceux par lesquels celle-ci est reçue. Nous sommes désormais en
mode expérience, dans lequel notre corps est impliqué directement et où la distance
avec l'oeuvre disparait, créant les conditions d’écoute aiguë et consciente nécessaire à
l'art qu'on nomme immersif et qu'on pourrait simplement appeler, l'art du plongeon.

 

 

NANCY TOBIN
L'OBSESSION DU CRÉDIBLE

 


 
BIO
Nancy Tobin est artiste sonore et conceptrice pour les arts de la scène. En 2004, elle
est mise en nomination pour le Masque de la conception sonore par l’Académie
québécoise du théâtre pour sa contribution à la production LE PROCÈS, mise en scène
par François Girard. Au cours des vingt dernières années, Nancy Tobin a développé
une approche marquée par l’utilisation de haut-parleurs inhabituels visant à
transformer les qualités sonores de ses créations.

 

RÉSUMÉ
L'obsession de créer un environnement qui soit non pas réaliste mais crédible est
définitivement une constante dans mes recherches. En ce sens que ce qui importe
c'est de mettre en oeuvre une manifestation du son qui s'imbrique au sein d'une
création (scénique surtout) de manière intrinsèque. Sa présence est infaillible,
indéniable comme naturelle. Au travers des processus de création vécu, je vais
brièvement décrire les approches spécifiques trouvées afin de favoriser une
expérience palpable du son.

 

 

FLORIAN GROND

PRÉSENCE ET SONIFICATION

 


 
BIO
Florian Grond (Graz, Autriche 1975), est artiste en arts médiatiques. Sa production
est inspirée en grande partie de sa formation scientifique. Il détient une maîtrise ès
sciences en chimie de la Karl-Franzens-Universitaet, à Graz. Il a travaillé au Zentrum
für Kunst und Medientechnologie
à Karlsruhe comme chercheur associé et artiste
invité ainsi qu'en 2009 à l'Input Devices and Music Interaction Laboratory et au
Shared Reality Lab du Centre des machines intelligentes de l'Université McGill. Il a
publié des articles scientifiques ainsi que sur le rapport entre les arts et la science.
Depuis 2004, il a participé à de nombreuses expositions en Europe, en Asie, et en
Amérique du Nord. Il est doctorant en sonification au CITEC (Cognitive Interaction
Technology Center of Excellence
) de l'Universitaet Bielefeld, en Allemagne et vit à
Montréal depuis 2011.

 

RÉSUMÉ
Je vais présenter mes travaux et ceux d’autres praticiens qui embrassent le domaine
de l' auditory display, dans les installations sonores et les performances qui
convoquent la sonification. Le but de la sonification est de représenter des données
numériques. Par contre les questions de design sonore sont fortement liées avec
l’impression de présence que peut produire la sonification. Dans les exemples que je
vais présenter on va trouver des stratégies différentes qui peuvent être employées
pour stimuler la notion de présence de quelque chose qui porte potentiellement de
l’information. Les exemples incluent des sons vocaux pour représenter des fonctions
mathématiques pour les aveugles et aussi l’approche très récente de Bovermann
l'auditory augmentation dans laquelle on utilise des sons d’interaction à partir
desquels on emprunte une information additionnelle. Dans mon discours je vais
également présenter le projet collaboratif Audible Sculptures qui est soutenu par le
fond stratégique d'innovation du CIRMMT (Centre for Interdisciplinary Research in
Music Media and Technology
).

 

 

MAGALI BABIN

TOUCHER POUR ENTENDRE
 

BIO
Magali Babin triture les bruits et les sons; elle performe, improvise, compose et
expose. Sa démarche repose essentiellement sur un jeu d’amplification et
d’interactions sonores qu’elle associe à des objets usuels et quotidiens. L’amplification
de l’objet la conduit à s’intéresser à l’enregistrement des sons ambiants et de «sons
que l’on n’entend plus, tant ils font partie de notre routine de vie». La création de
nouvelles situations d’écoute, le rapport au son et aux espaces de diffusion ainsi que
«la gestuelle des interactions sur l’objet» sont les aspects importants qui caractérisent
ses oeuvres.

 

RÉSUMÉ
Le travail sonore de Magali Babin tient à la fois de la performance et de la
composition. Selon les propositions, Magali explore la présence sonore par l’action et
le geste, mais aussi par différentes situations d‘écoute. D’après quelques extraits
d’oeuvres sélectionnées, elle nous introduira aux différents aspects qui caractérisent
sa démarche en art audio. Des créations qui sollicitent l'écoute comme expérience de
l’intime, entre la géographie sonore des objets et une sonographie de paysages
indéfinis.

 

 

 

COMITE ORGANISATEUR

LOUISE POISSANT

 
BIO
Louise Poissant est une des fondatrices d’Hexagram et doyenne de la Faculté des arts
de l’UQAM. Elle s’intéresse aux enjeux pratique, théorique et esthétique que sousentend
l'utilisation des médias comme médium. Elle est l'auteure de nombreux
ouvrages et articles dans le domaine des arts médiatiques publiés au Canada, en
France et aux États-Unis. Elle a dirigé la rédaction et la traduction d'un dictionnaire
sur les arts médiatiques publié aux PUQ en français et en version électronique. Ses
recherches actuelles portent sur les arts et les biotechnologies et sur la notion de
présence virtuelle dans les arts de la scène.

 

 

MARIE-CHRISTINE LESAGE


 
BIO
Marie-Christine Lesage est professeur à l’École supérieure de théâtre de l’Université
du Québec à Montréal (UQAM), où elle dirige le programme de maîtrise. Son
enseignement et ses recherches en théâtre portent sur la dramaturgie contemporaine
et la scène interartistique actuelle. Elle a publié dans différentes revues et livres des
réflexions sur les formes récentes de l’écriture dramatique, avec un intérêt marqué
pour les questions de la mémoire, de l’histoire et du médiatique. Le second axe de ses
recherches a pour objet les formes scéniques interartistiques, et plus
particulièrement les questions relatives à la relation entre les arts visuels, les espaces
sonores, les usages de la technologie et la scène théâtrale. Elle a publié et dirigé deux
dossiers de revues sur la question et elle collabore notamment au groupe de
recherche sur Le son du théâtre dirigé par M.-M. Mervant-Roux (Paris : CNRS-ARIAS)
et elle est membre de l’équipe de recherche sur Performativité et effets de présence
dirigé par Josette Féral (UQAM- FQRSC).

 

 

LORELLA ABENAVOLI


 
BIO
Artiste franco-italienne en art audio, Lorella Abenavoli est sculpteure et produit des
oeuvres installatives interdisciplinaires convoquant la biologie, la physique,
l'acoustique, la programmation associées aux pratiques plastiques de l'espace. Elle a
exposé son travail en Europe, aux Etats-Unis et au Canada. Boursière du FQRNT, elle
est arrivée au Québec en 2007 pour poursuivre un doctorat à l'Université du Québec à
Montréal (UQAM). Sa recherche vise à définir la place du medium son dans les arts
plastiques et médiatiques. Elle a été directrice artistique entre 2009 et 2011 d'Avatar
(Ville de Québec), centre d'artiste dédié à l'art audio et électronique. Elle poursuit
actuellement une collaboration artistique avec Nicolas Reeves dans le cadre
d'Hexagram-Uqam et travaille à la conception d'une nouvelle scénographie sonore en
collaboration avec le chorégraphe français Bernardo Montet.

 

 

JOSETTE FERAL


 
BIO
Josette Féral enseigne actuellement à La Sorbonne nouvelle-Paris3. Elle est
professeur à L’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal
depuis 1981. Elle a publié de nombreux livres parmi lesquels Théorie et pratique : audelà
des limites
(Entretemps, 2011), Mise en scène et jeu de l’acteur, tomes 1, 2 et
3(Montréal, Bruxelles, 1997, 1998, 2007), Rezija in Igra (Slovénie, 2008). Directrice de
plusieurs ouvrages collectifs dont les plus récents sont Pratiques performatives : Body
Remix
(Presses de l’Université de Rennes, 2012) et Genetics of
Performance
(Cambridge Univ. Press, Theatre Research International, 2008), The
transparency of the text : Contemporary Writing for the Stage
(co-éd. avec Donia
Mounsef, Yale French Studies, 2007). Ses articles ont été traduits dans une douzaine de
langues. Elle est invitée à donner des séminaires dans plusieurs universités. Elle a été
présidente de la FIRT (Fédération internationale pour la recherche théâtrale) de 1999
à 2003.

 

Calendrier 2011-2012

23 septembre 2011

7 octobre 2011

28 octobre 2011

11 novembre 2011

2 décembre 2011

9 décembre 2011

20 janvier 2012

8 février 2012

17 février 2012

16 mars 2012

30 mars 2012

13 avril 2012

11 mai 2012

25 mai 2012


Renée Bourassa

Frédéric Maurin

Chris Salter

Bernard Guelton, Olivier Caïra

Vincent Rafis

Andrée Martin

Jens Hauser

Philip Auslander

Zaven Paré

Jean-Ambroise Vesac

Bill Vorn

Hervé Guay et Maria Stasinopoulou

Rania Aoun et Line Dezainde

Journée d'étude : Effets de présence du son

11 mai - deux présentations

 

 

 

13 h 30 

A-1330

Pavillon
Hubert-Aquin

400 rue Saint-Catherine est

 


FACEBOOK : PHOTOS, PAYSAGE PERFORMATIF ET EFFETS DE PRÉSENCE

De l’album photos Facebook à la performativité et de la photo du profil à l’avatar, les réseaux

sociaux font surgir, de nouveau, un questionnement important sur la relation

photographie/présence. Bien que la sémiotique a déjà résolu le caractère indiciel de la

photographie, les réseaux sociaux nous offrent, actuellement, d’éventuelles explorations

sémiotiques des photos médiatisées dans leurs plateformes où les effets de présence sont au cœur

de ces recherches. L’étude – dont nous envisageons présenter les constats au cours de notre

conférence – portera sur de « nouvelles formes » d’effet de présence qui émergent des rapports

entre l’internaute et ses photos médiatisées sur Facebook.

BIOGRAPHIE

Doctorante en sémiologie à l’UQAM et chercheuse en sémiotique de l’image et des communications.

Rania Aoun s’intéresse, dans le cadre de son projet doctoral, aux représentations des femmes à

travers leurs photos sur Facebook et l’apport de celles-ci dans la conceptualisation des

stéréotypes. Pourtant, ses recherches ne se limitent pas aux photographies médiatisées dans les

réseaux sociaux, pour s’étaler aux images publicitaires, photos de magazines de mode,

performances, etc.

Ses recherches sont diffusées à travers ses communications : Les « Facebookiennes » en mode

Playboy. L’hypersexualisation féminine dans Facebook : de l’objet de la femme à la femme-objet.

(ACFAS 2011), Le corps et l’image du corps : le corps féminin sur le web. (Colloque AÉMDC 2010)

et ses publications : « Entre voilement et dévoilement : subjectivités féminines dans Turbulent

de Shirine Neshat». (FéminÉtudes, Automne 2011), « L’icône féminine : de la mythification du

visage de Marilyn Monroe à la mythification de la jeunesse ». (Postures, Automne 2011).

 

  

 


LA FICTION HYPERMÉDIATIQUE COMME FORME PROSPECTIVE DE DIFFUSION DES ARCHIVES

 

Cette communication présentera quelques éléments de réflexion concernant la diffusion de

l’archive par la fiction hypermédiatique, des voies prospectives de médiatisation ayant comme

stratégie la mise en intrigue multiplateforme des éléments composant l’archive. En nous appuyant

sur l’exemple d’un projet artistique conçu à partir des archives des Ateliers Angus de Montréal,

nous analyserons les modes de production et de réception d’un récit fictionnel hypermédiatique

tirant sa genèse de ces archives, ainsi que les stratégies mises en œuvre, afin de créer des

effets de présence.

BIOGRAPHIE

Line Dezainde est une artiste multidisciplinaire (arts numériques, performances, auteur,

compositrice). Après des études en droit, en histoire de l’art et en administration, elle est

actuellement étudiante à la Maîtrise interdisciplinaire en art, à l’Université Laval. Son projet

de recherche porte sur la fiction hypermédiatique, les archives et la mémoire collective.

 

13 avril

 

 

13 h 30

A-1330

Pavillon
Hubert-Aquin

400 rue Saint-Catherine est

Face à des relations avec le spectateur qui se singularise de spectacle en spectacle, il est sans doute temps de convenir que cette relation avec le spectateur est devenue un enjeu central des pratiques contemporaines. L’hypothèse que nous voulons soulever aujourd’hui est la suivante : le point de départ de la stimulation de l’imagination du spectateur ne réside-t-il pas d’abord dans la singularité de la relation qu’un metteur en scène ou un chorégraphe veut établir avec lui au cours de la représentation par le biais des moyens technoesthétiques dont il dispose ? En d’autres mots, nous souhaitons aborder la question de l’imagination et de la présence dans le cadre de la relation entre un émetteur et un récepteur voulant faciliter le passage d’un imaginaire vers un autre. Il est entendu qu’il ne s’agit pas d’une situation de totale réciprocité, mais ce qui en résulte est le partage d’une expérience à laquelle les deux parties doivent concourir. Cette relation à reconstruire avec le spectateur à chaque production est donc ce qui va nous intéresser aujourd’hui. Or qu’est-ce qui a favorisé l’avènement de telles stratégies ou, si l’on préfère, la création de relations si singulières avec le spectateur d’une création à l’autre – tout au moins dans certaines pratiques scéniques très contemporaines ? Si pendant de nombreuses années, bon nombre d’artistes se sont attachés à reconfigurer le lieu théâtral pour assurer une plus grande participation du spectateur, il appert aujourd’hui que c’est souvent par une relation frontale instaurée dans une salle à l’italienne que se renouvelle le plus décisivement ce cadre relationnel, si on nous permet de le désigner ainsi. Nous verrons ce qu’il en est de ce cadre relationnel dans Sepsis de Christian Lapointe et dans la mise en scène de Caligula (remix) d’après Camus assurée par Marc Beaupré.

Biographies

Journaliste culturel au quotidien Le Devoir pendant vingt ans, Hervé Guay est à présent professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). En 2010, il a publié L’éveil culturel. Théâtre et presse à Montréal, 1898-1914 aux Presses de l’Université de Montréal et dirigé le dossier « Voix divergentes du théâtre québécois contemporain » de L’Annuaire théâtral. Outre l’analyse des discours sur le théâtre, il s’intéresse à la dramaturgie québécoise et aux pratiques scéniques contemporaines. Président de la Société québécoise des études théâtrales, il est aussi directeur de la revue Tangence. Ses recherches actuelles portent sur la réception critique et les relations avec le spectateur.


Maria Stasinopoulou est titulaire d’un D.E.A. de Littérature et de Civilisation françaises de Paris IV, docteur ès lettres du département de Langue et de Littérature françaises de l’Université d’Athènes. Sa thèse porte sur les mises en scène des pièces de Molière montées par des troupes helléniques. Elle a effectué un stage postdoctoral en Théâtre-Littérature au Centre de recherche interuniversitaire sur la culture et la littérature québécoises de la Faculté des lettres de l’Université Laval. Sa recherche postdoctorale avait comme sujet les stratégies de mise en scène dans le théâtre québécois actuel. Elle est collaboratrice du Laboratoire du théâtre et du cinéma, institution placée sous l’égide de l’Université d’Athènes. Correspondante du site de critique du spectacle : Le théâtre du blog et de la revue la revue Θεατρογρφίες [Ecritures Théâtrales]. Actuellement, elle suit un autre stage postdoctoral à l’Université du Québec à Trois Rivières sur les nouvelles technologies et l’effet de distanciation dans les mises en scènes du théâtre québécois actuel.


30 mars

 

 

13 h 30

A-1330

Pavillon
Hubert-Aquin

400 rue Saint-Catherine est

Né à Montréal, Bill Vorn est un artiste de l’automation oeuvrant sur la scène internationale des arts électroniques depuis plus d'une quinzaine d’années. Ses projets d'installation et de performance utilisent la robotique, le contrôle de mouvement, le son, la lumière, la vidéo et les processus cybernétiques. Il poursuit ses recherches sur la Vie Artificielle à travers une démarche artistique basée sur "l'esthétique des comportements artificiels". Titulaire d'un doctorat en communication de l'UQAM (Montréal) pour sa thèse sur la "Vie Artificielle comme média", il enseigne les arts électroniques au sein du département d'arts plastiques de l'université Concordia (programme Intermedia/Cyberarts) où il détient le poste de professeur titulaire. Il est responsable du alab, un laboratoire de recherche-création en art robotique intégré à l'institut Hexagram. Ses travaux ont été présentés dans de nombreux événements internationaux dont Ars Electronica, ISEA, DEAF, Art Futura, EMAF et Sonar. Il s'est vu attribué le prix Life 2.0 (1999, Madrid), le prix Leprecon Award for Interactivity (1998, New York), le prix Distinction du Prix Ars Electronica 96 (1996, Linz) et le prix International Digital Media Award (1996, Toronto). Il a travaillé en collaboration avec de nombreux artistes canadiens (dont Edouard Lock, Robert Lepage, Gilles Maheu, Istvan Kantor et LP Demers). Il a fondé le groupe de musique pop électronique Rational Youth avec Tracy Howe en 1981.

16 mars

 

 

13 h 30

A-1330

Pavillon
Hubert-Aquin

400 rue Saint-Catherine est

Effets de présence


 

Soleil est une installation interactive et immersive dans laquelle le visiteur est convié à entrer dans un cube lumineux, métaphoriquement au centre du Soleil. C'est une expérimentation de l’altération de la perception de l'espace immergeant le participant dans un environnement sonore et lumineux à trois dimensions, une réalité virtuelle qui se superpose, sans la supprimer, à l'ambiance du lieu. Cette hybridation médiatique provoque une réalité mixte, entremêlant fiction et « situation ». L'interaction est de type « récursivité comportementale » (biofeedback). Le système adapte son comportement à celui de l'expérimentateur. Cette création a été réalisée pour réfléchir, par une approche concrète, aux notions théoriques d'effets de présence, d'immersion, de performativité et d'agence.

Vesac est un artiste éclectique des arts numériques, sa pratique touche à l'immersion, la robotique, l'interaction et la performance. Ses travaux questionnent notre lien au monde, issu de nos perceptions et de nos actions. Ils offrent des expériences médiatiques singulières à vivre. Ses univers sonores sont des hybridations de « field recording » et d'électroacoustique, dans lesquels le geste et l'improvisation sont présents. Sa démarche de création est écocybernétique et allie des matériaux bruts, des données environnementales et des systèmes informatiques. Il est un chercheur associé au Laboratoire de muséologie et d'ingénierie de la Culture (LAMIC) et chargé de cours à L'École des Arts visuels de l'Université Laval. Il est un collaborateur de longue date de la Société des Arts technologiques.

17 février

 

 

13 h 30

J-2135

Pavillon
Judith-Jasmin

405 rue Saint-Catherine est


En 2006, le roboticien japonais Hiroshi Ishiguro fit sensation avec l’un des robots les plus réalistes jamais conçus. Baptisé le Geminoïd car il était fait à l’image de son concepteur, ce robot devient en quelques années une star parmi les humanoïdes, attirant des chercheurs de tous horizons travaillant sur l’apparence humaine. Faut-il que les robots nous ressemblent? De quoi voulons-nous nous entourer? Que gagne-ton à cultiver la confusion entre l’homme et la machine ou comment faire pour la dépasser? Pour comprendre l’originalité du Geminoïd, il fallait l’inscrire dans un double héritage, celui des sciences mais aussi celui des arts. Le laboratoire devient un étrange théâtre qui finit par bousculer les certitudes des expérimentateurs eux-mêmes sur ce qu’être robot veut dire.

Zaven Paré est artiste et chercheur au sein du Robot Actors Project du roboticien Hiroshi Ishiguro et du dramaturge Oriza Hirata, il a été lauréat de la Villa Kujoyama et de la Japan Society for Promotion of Science en 2009 et 2010. Il a reçu le prix Sergio Motta (São Paulo – Brésil) pour l’ensemble de sa carrière artistique en 2011. Il est co-auteur de l´ouvrage Le jour où les robots mangeront des pommes. Paris: Petra, 2011.

Affiliations:
Performativité et effets de présence (UQAM),
Anthropologie et anthropomorphisme (ARTMAP),
Populations japonaises (INALCO)

 

8 février (noter le changement de local et d'heure pour cette séance)

 

 

14 h

N-M120

Pavillon
Paul-Gérin-Lajoie

1205 rue St-Denis


By characterizing the relationship between the visual and audible dimensions of music performance as an “economy,” I am suggesting that these two dimensions do not necessarily simply work hand-in-hand. Rather, there can be competition between them as they vie for the audience’s attention and seek to influence the audience’s understanding of the performance. Musicians shape differential relationships between sight and sound some of which can be characterized as normative or traditional, while others can be characterized as challenging the norms.

I begin by positing what I call the “traditionalist” view of music performance, a view that emphasizes visible causality in music performance: what the audience sees should provide information about how the sound is being produced and, perhaps, about the musician’s affective state. Visual information that does not contribute to this understanding is perceived as interference. The relative value of sound and visual information in music performance varies somewhat by genre, of course. But even performers operating within genre contexts in which the traditional values generally hold sway sometimes challenge those values by manipulating the relationship between the auditory and visual aspects of musical performance in ways that go against the traditional (or traditionalist) grain. In my presentation, I will look at one such performance practice: the use of light shows in concerts of both psychedelic rock and classical music in the late 1960s and early 1970s.

Philip Auslander is professor at the School of Literature, Communication, and Culture at the Georgia Institute of Technology, Atlanta.  http://www.lcc.gatech.edu/~auslander/

20 janvier (noter le changement de local pour cette séance)

 

 

13 h

J-2135

Pavillon
Judith-Jasmin

405 rue Ste-Catherine est


9 décembre   (noter le changement de local pour cette séance)

13 h 30

840 Cherrier
Pavillon de danse

Métro
Sherbrooke

 

2 décembre

13 h 30
Local A-1330
(pavillon Hubert-Aquin)

11 novembre

13 h 30
Local A-1330
(pavillon Hubert-Aquin)

7 octobre

13 h 30
Local A-1330
(pavillon Hubert-Aquin)

28 octobre

13 h 30
Local A-1330
(pavillon Hubert-Aquin)

23 septembre

13 h 30
Local A-1330
(pavillon Hubert-Aquin)