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Vendredi le 25 mai 2012
9 h à 17 h 30
HEXAGRAM-UQAM
Pavillon des sciences biologiques
Salle SB-4105
141, avenue Président-Kennedy
4e étage
Montréal (Québec)
H2X 1Y4
Métro Place-des-Arts, vers la sortie UQAM
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Comité organisateur :
Lorella Abenavoli
Marie-Christine Lesage
Louise Poissant
Introduction à la journée d’étude
Le groupe de recherche Performativité et effets de présence, sous la co-direction de Josette Féral et Louise Poissant, mène une réflexion depuis plusieurs années sur les mutations des pratiques performatives engendrées par leur rencontre avec les pratiques médiatiques. Le 25 mai prochain, nous organiserons une journée d'étude consacrée aux effets de présence du medium son.
Les pratiques sonores occupent une place croissante dans les arts performatifs: théâtre, danse, performance, et toutes les pratiques hybrides se situant aux frontières de ces disciplines historiques. On fait d'entrée de jeu une différence entre les pratiques sonores et la musique, en excluant cette dernière. Le déploiement des techniques de l'audio et, avec elles, l'émergence du medium son comme entité plastique autonome, invitent notre groupe à se concentrer sur ce medium, le temps d'une journée, pour mettre en exergue sa faculté à produire des "effets de présence".
On pourrait dire avec Bernard Stiegler que la matière sonore, tout comme le cinéma, est un objet temporel qui "coïncide avec le flux de la conscience". Cette caractéristique a pour effet de créer un continuum entre l'espace de la performance et celui du public, pour lequel le medium son reste souvent transparent. L'un des objectifs de cette journée d'étude, grâce à l'exposé d'artistes, de professionnels, chercheurs, professeurs, spécialistes, est de mettre à découvert certains processus, procédés et procédures de travail du medium son afin de saisir sa faculté à induire une forme de présence poétique, esthétique, sensorielle sur les créations.
L. Abenavoli
HORAIRE (télécharger ici - 67Ko)
9 h Mot de bienvenue de Louise Poissant
9 h 15 Présentation de la journée par Lorella Abenavoli et Marie-Christine Lesage
9 h 30 Jean-Paul Quiennec
10 h 15 Marie Brassard
11 h Pause
11h 15 Alexander Mc Sween
12 h Éric Létourneau
12 h 45 Pause déjeuner
14 h Émile Morin
14 h 45 Nancy Tobin
15 h 30 Pause
15 h 45 Florian Grond
16 h 30 Magali Babin
17 h 15 Synthèse de la journée avec Josette Féral
17 h 30 Clôture
PARTICIPANTS ( liste à télécharger ici )
JEAN-PAUL QUEINNEC
LA PRÉSENCE DU SON AU THÉÂTRE : DEPUIS L’OBJET À ÉCOUTER AU LIEU À HABITER

BIO
Jean-Paul Quéinnec est professeur de théâtre à l’Université du Québec à
Chicoutimi. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada « Dramaturgie
sonore au théâtre », sa recherche met en relation écriture sonore et
écriture scénique pour tendre vers la création d'une nouvelle dramaturgie
sonore au théâtre qui appelle à l’ouverture interartistique (arts
médiatiques et performance). Il est membre du Centre de Recherche sur
l'Intermédialité (CRI), du Centre d'Études sur les Lettres, les Arts et les
Traditions (CELAT) et de la Société Québécoise des Études Théâtrales (SQET).
Ses pièces, produites en France et au Québec, sont publiées aux Éditions
Quartett (France).
RÉSUMÉ
À la fin du XIXème siècle, si l’évolution de la technologie sonore attribue une qualité
inédite des présences sur scène, la place du son reste subordonnée à la tension
dramatique. Fonction d’ambiance et d’illustration qui plus tard se prolonge, malgré les
solutions techniques plus malléables et une approche plus organique du plateau qui en
font un élément crucial. À la fin des années soixante, le territoire théâtral, rendu
fragmenté et poreux aux autres disciplines, défait le lien entre écouter et voir. Ainsi,
après ce rappel historique, nous tenterons de montrer qu’au-delà de sa sonorité, c’est
davantage sa densité qui rend le son présent. Travail sur la résonance où le son
comme objet à écouter devient un site à habiter, faisant de la création théâtrale un
lieu ouvert à l’événement.
MARIE BRASSARD

BIO
Pendant plusieurs années, sa carrière a été étroitement liée à celle de Robert Lepage.
Sous sa direction, avec d’autres artistes, elle a participé à la création de plusieurs
pièces de théâtre et films.
Elle créait en 2001 son premier spectacle solo, Jimmy créature de rêve, dans le cadre
du Festival de théâtre des Amériques. Il y eut par la suite trois autres créations, La
Noirceur, Peepshow et l’Invisible, dans lesquelles elle poursuivait ses expériences
technologiques, explorant les manières possibles d’utiliser le son au théâtre.
Entrelaçant les voix et les musiques, traversant les niveaux de réalité, elle nous mène
dans un monde où les frontières entre privé et public s’estompent et la relation entre
les êtres humains et la technologie devient intime. Son travail particulier, qui a fait
d’elle une voix singulière dans le paysage théâtral contemporain, est présenté en
anglais et en français et a été accueilli chaleureusement dans plusieurs villes
d’Amérique, d’Europe et d’Australie.
Elle est directrice artistique de la compagnie de production Infrarouge.
(Extrait du site http://infrarouge.org)
RÉSUMÉ
Marie Brassard a développé, dans ses solos, une approche singulière de la voix
modifiée par les technologies sonores, démultipliant les effets de présence fictionnels.
Sa collaboration avec des compositeurs sonores l’a aussi amené à créer des paysages
sonores aux couleurs riches et insolites, qui propulsent le spectateur dans des mondes
parallèles engendrés par le son. Elle parlera ici du processus de création sonore dans
ses principaux solos.
ALEXANDER MACSWEEN : L'EFFET DE SUBSTANCE

BIO
Le musicien et compositeur Alexander MacSween a débuté sa carrière en tant que
batteur rock, jouant notament avec Bionic, The Nils et Pest 5000. Alexander navigue
aussi les milieux de la musique improvisée et de l’électronique. Entre autres il a joué
avec Frank Gratkowski, Sam Shalabi et Martin Tétreault. En tant que compositeur
Alexander a participé à de nombreux projets de danse, théâtre et cinéma. Il a travaillé
avec Marie Brassard, François Girard, Brigitte Haentjens, Robert Lepage, Wajdi
Mouawad et José Navas. Il a créé aussi des performances solo ainsi que d’installations
sonores. Son nouveau projet solo, Macheen, verra le jour à la prochaine édition du
festival MUTEK. De plus Alexander est enseignant, donnant des formations sur le
traitement du son en direct pour le spectacle dans plusieurs institutions en Europe et
en Amérique du Nord.
RÉSUMÉ
Dans le travail de Alexander MacSween, que ce soit une pièce enregistrée, une
composition pour la danse ou une installation, on peut remarquer un travail de
spatialisation ; une intention de définir l’espace soit par le placement d’éléments
sonores ou par la création d’atmosphères dans lesquelles le son prend une présence
physique. Alexander développera son approche durant cette journée d'étude.
ERIC LETOURNEAU
OMNIPOTENCE ET IMPERSONNALITÉ RADIOPHONIQUE : LA PRÉSENCE FABRIQUÉE

BIO
André Éric Létourneau est chercheur, manoeuvrier, auteur et réalisateur
radiophonique. Il poursuit des projets qui s'inscrivent à la frontière des arts, de la
sociologie, de l'anthropologie, de la communication, des arts électroniques et de la
littérature. Depuis les années 1990, son travail est activé dans des festivals et des
événements internationaux en Amérique, en Europe, en Asie, plus récemment à la
Biennale d'Afrique de l'est au Burundi. Il a dirigé des formations sur les pratiques
interdisciplinaires et a oeuvré comme opérateur culturel auprès de plusieurs
organismes ou médias comme Radio-Canada, CKUT, la Biennale de Paris, Dare-Dare
et le Conseil des Arts de Montréal. Il écrit des fictions radiophoniques et des textes sur
l'interdisciplinarité, la création radiophonique et les sciences sociales pour de
nombreux medias dont nationaux et internationaux. Il est professeur en médiatisation
radiophonique à l'École des médias, UQAM.
RÉSUMÉ
La réalisation d’une émission radiophonique consiste à créer un espace de jeu, un
territoire où se mettent en scène des présences qui se manifestent par la voix et le
paysage sonore. Qu’elles opèrent dans les styles du documentaire, de l’information, du
divertissement, du commentaire sociopolitique, du Hörspiel ou de la création
radiophonique, ces réalisations proposent des représentations de personnages et de
personas spécifiquement fabriqués pour la radiodiffusion.
ÉMILE MORIN
L'ESPACE AMPLIFIÉ : STRATÉGIES SONORES POUR UN ART DU PLONGEON

BIO
Émile Morin est artiste et commissaire indépendant.
Il est membre fondateur de Recto-Verso, groupe de création multidisciplinaire, et en
fut codirecteur et directeur artistique de 1984 à 2011. Il a créé le Mois Multi, un
festival annuel dédié à l’art multidisciplinaire et électronique. Il fut directeur
artistique et codirecteur artistique d’Avatar, entre 2001 et 2007, centre d’artistes
dédié à l’art audio et électronique. Il a collaboré avec de nombreux artistes, dont John
Oswald, Jocelyn Robert. La pratique artistique d’Émile Morin juxtapose plusieurs
disciplines pour élaborer des installations, des espaces scénographiques, des oeuvres
immersives et des constructions « dramatiques ». Depuis plusieurs années, il fait un
usage intensif, mais critique, des nouveaux outils technologiques.
RÉSUMÉ
Prenant exemple sur des oeuvres présentées au Mois Multi et sur des créations de
Recto Verso, nous poserons un regard sur des créations ayant en commun de solliciter
fortement notre système sensoriel et perceptif, plus spécifiquement par les sons, et
ce parfois, jusqu'à le déstabiliser de manière à amplifier l'écoute ou l'expérience de
l'écoute. Des créations, où la distance possible entre le visiteur et l'oeuvre est diminuée
par des dispositifs techniques, des stratégies sonores, qui sont à la fois les mécanismes
qui activent l'oeuvre et ceux par lesquels celle-ci est reçue. Nous sommes désormais en
mode expérience, dans lequel notre corps est impliqué directement et où la distance
avec l'oeuvre disparait, créant les conditions d’écoute aiguë et consciente nécessaire à
l'art qu'on nomme immersif et qu'on pourrait simplement appeler, l'art du plongeon.
NANCY TOBIN
L'OBSESSION DU CRÉDIBLE

BIO
Nancy Tobin est artiste sonore et conceptrice pour les arts de la scène. En 2004, elle
est mise en nomination pour le Masque de la conception sonore par l’Académie
québécoise du théâtre pour sa contribution à la production LE PROCÈS, mise en scène
par François Girard. Au cours des vingt dernières années, Nancy Tobin a développé
une approche marquée par l’utilisation de haut-parleurs inhabituels visant à
transformer les qualités sonores de ses créations.
RÉSUMÉ
L'obsession de créer un environnement qui soit non pas réaliste mais crédible est
définitivement une constante dans mes recherches. En ce sens que ce qui importe
c'est de mettre en oeuvre une manifestation du son qui s'imbrique au sein d'une
création (scénique surtout) de manière intrinsèque. Sa présence est infaillible,
indéniable comme naturelle. Au travers des processus de création vécu, je vais
brièvement décrire les approches spécifiques trouvées afin de favoriser une
expérience palpable du son.
FLORIAN GROND
PRÉSENCE ET SONIFICATION

BIO
Florian Grond (Graz, Autriche 1975), est artiste en arts médiatiques. Sa production
est inspirée en grande partie de sa formation scientifique. Il détient une maîtrise ès
sciences en chimie de la Karl-Franzens-Universitaet, à Graz. Il a travaillé au Zentrum
für Kunst und Medientechnologie à Karlsruhe comme chercheur associé et artiste
invité ainsi qu'en 2009 à l'Input Devices and Music Interaction Laboratory et au
Shared Reality Lab du Centre des machines intelligentes de l'Université McGill. Il a
publié des articles scientifiques ainsi que sur le rapport entre les arts et la science.
Depuis 2004, il a participé à de nombreuses expositions en Europe, en Asie, et en
Amérique du Nord. Il est doctorant en sonification au CITEC (Cognitive Interaction
Technology Center of Excellence) de l'Universitaet Bielefeld, en Allemagne et vit à
Montréal depuis 2011.
RÉSUMÉ
Je vais présenter mes travaux et ceux d’autres praticiens qui embrassent le domaine
de l' auditory display, dans les installations sonores et les performances qui
convoquent la sonification. Le but de la sonification est de représenter des données
numériques. Par contre les questions de design sonore sont fortement liées avec
l’impression de présence que peut produire la sonification. Dans les exemples que je
vais présenter on va trouver des stratégies différentes qui peuvent être employées
pour stimuler la notion de présence de quelque chose qui porte potentiellement de
l’information. Les exemples incluent des sons vocaux pour représenter des fonctions
mathématiques pour les aveugles et aussi l’approche très récente de Bovermann
l'auditory augmentation dans laquelle on utilise des sons d’interaction à partir
desquels on emprunte une information additionnelle. Dans mon discours je vais
également présenter le projet collaboratif Audible Sculptures qui est soutenu par le
fond stratégique d'innovation du CIRMMT (Centre for Interdisciplinary Research in
Music Media and Technology).
MAGALI BABIN
TOUCHER POUR ENTENDRE

BIO
Magali Babin triture les bruits et les sons; elle performe, improvise, compose et
expose. Sa démarche repose essentiellement sur un jeu d’amplification et
d’interactions sonores qu’elle associe à des objets usuels et quotidiens. L’amplification
de l’objet la conduit à s’intéresser à l’enregistrement des sons ambiants et de «sons
que l’on n’entend plus, tant ils font partie de notre routine de vie». La création de
nouvelles situations d’écoute, le rapport au son et aux espaces de diffusion ainsi que
«la gestuelle des interactions sur l’objet» sont les aspects importants qui caractérisent
ses oeuvres.
RÉSUMÉ
Le travail sonore de Magali Babin tient à la fois de la performance et de la
composition. Selon les propositions, Magali explore la présence sonore par l’action et
le geste, mais aussi par différentes situations d‘écoute. D’après quelques extraits
d’oeuvres sélectionnées, elle nous introduira aux différents aspects qui caractérisent
sa démarche en art audio. Des créations qui sollicitent l'écoute comme expérience de
l’intime, entre la géographie sonore des objets et une sonographie de paysages
indéfinis.
COMITE ORGANISATEUR
LOUISE POISSANT

BIO
Louise Poissant est une des fondatrices d’Hexagram et doyenne de la Faculté des arts
de l’UQAM. Elle s’intéresse aux enjeux pratique, théorique et esthétique que sousentend
l'utilisation des médias comme médium. Elle est l'auteure de nombreux
ouvrages et articles dans le domaine des arts médiatiques publiés au Canada, en
France et aux États-Unis. Elle a dirigé la rédaction et la traduction d'un dictionnaire
sur les arts médiatiques publié aux PUQ en français et en version électronique. Ses
recherches actuelles portent sur les arts et les biotechnologies et sur la notion de
présence virtuelle dans les arts de la scène.
MARIE-CHRISTINE LESAGE

BIO
Marie-Christine Lesage est professeur à l’École supérieure de théâtre de l’Université
du Québec à Montréal (UQAM), où elle dirige le programme de maîtrise. Son
enseignement et ses recherches en théâtre portent sur la dramaturgie contemporaine
et la scène interartistique actuelle. Elle a publié dans différentes revues et livres des
réflexions sur les formes récentes de l’écriture dramatique, avec un intérêt marqué
pour les questions de la mémoire, de l’histoire et du médiatique. Le second axe de ses
recherches a pour objet les formes scéniques interartistiques, et plus
particulièrement les questions relatives à la relation entre les arts visuels, les espaces
sonores, les usages de la technologie et la scène théâtrale. Elle a publié et dirigé deux
dossiers de revues sur la question et elle collabore notamment au groupe de
recherche sur Le son du théâtre dirigé par M.-M. Mervant-Roux (Paris : CNRS-ARIAS)
et elle est membre de l’équipe de recherche sur Performativité et effets de présence
dirigé par Josette Féral (UQAM- FQRSC).
LORELLA ABENAVOLI

BIO
Artiste franco-italienne en art audio, Lorella Abenavoli est sculpteure et produit des
oeuvres installatives interdisciplinaires convoquant la biologie, la physique,
l'acoustique, la programmation associées aux pratiques plastiques de l'espace. Elle a
exposé son travail en Europe, aux Etats-Unis et au Canada. Boursière du FQRNT, elle
est arrivée au Québec en 2007 pour poursuivre un doctorat à l'Université du Québec à
Montréal (UQAM). Sa recherche vise à définir la place du medium son dans les arts
plastiques et médiatiques. Elle a été directrice artistique entre 2009 et 2011 d'Avatar
(Ville de Québec), centre d'artiste dédié à l'art audio et électronique. Elle poursuit
actuellement une collaboration artistique avec Nicolas Reeves dans le cadre
d'Hexagram-Uqam et travaille à la conception d'une nouvelle scénographie sonore en
collaboration avec le chorégraphe français Bernardo Montet.
JOSETTE FERAL

BIO
Josette Féral enseigne actuellement à La Sorbonne nouvelle-Paris3. Elle est
professeur à L’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal
depuis 1981. Elle a publié de nombreux livres parmi lesquels Théorie et pratique : audelà
des limites (Entretemps, 2011), Mise en scène et jeu de l’acteur, tomes 1, 2 et
3(Montréal, Bruxelles, 1997, 1998, 2007), Rezija in Igra (Slovénie, 2008). Directrice de
plusieurs ouvrages collectifs dont les plus récents sont Pratiques performatives : Body
Remix (Presses de l’Université de Rennes, 2012) et Genetics of
Performance (Cambridge Univ. Press, Theatre Research International, 2008), The
transparency of the text : Contemporary Writing for the Stage (co-éd. avec Donia
Mounsef, Yale French Studies, 2007). Ses articles ont été traduits dans une douzaine de
langues. Elle est invitée à donner des séminaires dans plusieurs universités. Elle a été
présidente de la FIRT (Fédération internationale pour la recherche théâtrale) de 1999
à 2003.
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